
Juin 2024. Le HHC disparaît des rayons du jour au lendemain. Des milliers de consommateurs se retrouvent sans solution. J’ai reçu des dizaines de messages de lecteurs frustrés, perdus face à cette interdiction brutale. Plusieurs mois après, une nouvelle molécule fait parler d’elle : le T10. Légal ? Efficace ? Ou simple coup marketing ? Voici ce que j’ai observé sur le terrain depuis son arrivée.
Information importante
Ce contenu est fourni à titre informatif sur une substance psychoactive. Il ne constitue pas une incitation à la consommation ni un avis médical. Consultez un professionnel de santé pour toute question relative à votre situation personnelle.
Le T10 en 30 secondes
- Nouvelle molécule non classée comme stupéfiant en France (janvier 2025)
- Effets psychoactifs modérés, entre le CBD classique et l’ancien HHC
- Alternative légale apparue après l’interdiction du HHC
- Réservé aux consommateurs déjà familiers des cannabinoïdes
T10 : cette nouvelle molécule qui arrive après l’interdiction du HHC
950 nouvelles substances psychoactives surveillées fin 2023 en Europe. C’est le chiffre qui ressort du rapport européen 2024 sur les drogues. Le marché des cannabinoïdes légaux n’a jamais été aussi mouvant. Le T10, aussi appelé THV N-10, fait partie de cette vague de molécules apparues dans le sillage des interdictions successives.
Le 3 juin 2024, l’ANSM a inscrit le HHC, le HHCP et plusieurs dérivés sur la liste des stupéfiants. Exit le cannabinoïde préféré des Français qui cherchaient une alternative légale au THC. Le T10 est arrivé quelques semaines plus tard sur les étals, présenté comme le successeur naturel.

Concrètement, le T10 appartient à la famille des tétrahydrocannabivarine (THCV). Il interagit avec le système endocannabinoïde, comme tous les cannabinoïdes, via les récepteurs CB1 et CB2. La différence avec le THC classique ? Sa structure moléculaire légèrement modifiée lui confère un profil d’effets distinct et, pour l’instant, un statut juridique différent.
Ce qu’il faut comprendre sur l’origine du T10
Le T10 serait présent à l’état de traces dans certaines variétés de cannabis. Les produits commercialisés résultent généralement d’un processus de conversion à partir d’autres cannabinoïdes. Cette méthode de production reste peu documentée publiquement, ce qui alimente les interrogations légitimes des consommateurs avertis.
Mon constat après plusieurs mois d’observation : le T10 attire principalement les anciens consommateurs de HHC déçus par le CBD classique. Ils cherchent un effet perceptible sans franchir la ligne rouge légale. Soyons clairs : ce n’est pas du THC, et les attentes doivent être calibrées en conséquence.
Effets du T10 : entre relaxation et légère euphorie

Je me souviens de Marc, 35 ans, ancien consommateur régulier de HHC, qui m’a contacté après avoir lu un précédent article sur les alternatives légales. Sa première réaction au T10 ? Déception. “J’ai rien senti”, m’a-t-il écrit. Il avait acheté trois variétés différentes sans comprendre les écarts de concentration. Après ajustement du dosage et un passage aux résines plutôt qu’aux fleurs, il a fini par trouver son compte. Mais ça lui a pris trois semaines.
L’erreur la plus fréquente que j’observe dans les retours utilisateurs : penser que “moins puissant que le HHC” signifie “dosage libre”. Ce raccourci mène droit au surdosage et aux effets désagréables. Les consommateurs qui viennent du CBD classique ont moins ce réflexe, paradoxalement.
Le piège du surdosage initial
Les anciens utilisateurs de HHC ont tendance à augmenter les doses pour “retrouver” les effets qu’ils connaissaient. Le T10 fonctionne différemment. Commencer fort expose à plusieurs heures d’inconfort (vertiges, anxiété passagère, bouche sèche intense). La patience paie.
Les effets rapportés tournent généralement autour d’une relaxation modérée, d’une légère euphorie et d’une clarté mentale préservée. La durée varie selon les utilisateurs, généralement quelques heures. Rien de comparable à l’intensité du THC, et c’est précisément ce que recherchent certains profils.
Pour ceux qui hésitent entre plusieurs variétés de fleurs de CBD et le T10, le récapitulatif ci-dessous permet de situer chaque option selon des critères concrets.
| Critère | T10 | CBD classique | HHC (interdit) |
|---|---|---|---|
| Intensité effets | Modérée | Faible | Élevée |
| Légalité France 2025 | Oui (non classé) | Oui | Non (stupéfiant) |
| Recul scientifique | Très limité | Correct | Limité |
| Disponibilité | Croissante | Large | Nulle |
La chronologie d’adaptation que j’observe chez les utilisateurs qui persévèrent ressemble à ceci :
-
Première consommation avec dosage prudent -
Ajustement selon le ressenti initial -
Identification de la variété et du dosage adaptés -
Habitude de consommation stabilisée
Mon avis tranché : le T10 convient surtout aux consommateurs intermédiaires. Si vous n’avez jamais touché à autre chose que du CBD classique, restez-y quelques mois avant de monter en puissance. Cette liste n’est pas exhaustive, d’autres alternatives existent (B20, STV), mais je me concentre sur l’essentiel.
Légalité du T10 en France : ce que dit vraiment la loi en 2025
Voici ce que personne ne dit clairement : l’absence d’interdiction n’est pas une autorisation. La décision ANSM du 3 juin 2024 ne mentionne pas le T10 dans la liste des substances classées comme stupéfiants. Le THCV et le THCVA bénéficient même d’une exclusion explicite sous le seuil de 0,3%.
Ça ne signifie pas que le T10 est officiellement “autorisé”. Ça signifie qu’il n’est pas interdit. La nuance est capitale. L’ANSM peut décider d’ajouter une substance à la liste des stupéfiants à tout moment, comme elle l’a fait pour le HHC en 2023 puis pour le HHCP en 2024.
Ce que dit vraiment le droit français
À la date de rédaction de cet article (janvier 2025), le T10 n’apparaît pas sur la liste des stupéfiants annexée à l’arrêté du 22 février 1990. Cette situation peut évoluer. L’ANSM surveille activement les nouvelles substances psychoactives et dispose du pouvoir de les classer par simple décision administrative, sans passer par le Parlement.
Le HHC avait été contrôlé dans au moins 18 États membres de l’Union européenne en mars 2024, selon les données de l’EMCDDA. Le T10 suit probablement une trajectoire similaire : tolérance initiale, surveillance, puis décision de classification selon les remontées d’effets indésirables.
Pour les consommateurs qui souhaitent explorer les néo-cannabinoïdes dans ce contexte incertain, des plateformes spécialisées comme cbdbee.fr proposent une sélection de produits T10 avec un affichage clair des concentrations.
Franchement, si vous me demandez si le T10 sera encore légal dans six mois, je ne peux pas vous répondre. Personne ne le peut honnêtement. Ce que je peux dire : la fenêtre d’opportunité existe aujourd’hui. Elle peut se refermer demain.
Vos questions sur le T10 : dosage, consommation, précautions
Le T10 fait-il vraiment de l’effet ? C’est la question que je reçois le plus souvent. La réponse honnête : ça dépend de votre référentiel. Si vous venez du THC ou du HHC, attendez-vous à moins d’intensité. Si vous venez du CBD classique, vous sentirez une différence notable.

La vaporisation reste le mode de consommation privilégié pour une expérience maîtrisée. Elle permet un dosage progressif et une absorption rapide. Pour ceux qui cherchent un guide détaillé sur le matériel adapté, les vaporisateurs portables pour le CBD fonctionnent également avec les fleurs T10.
Vos doutes sur le T10
Peut-on conduire après avoir consommé du T10 ?
Les tests salivaires routiers ciblent principalement le THC. Aucune donnée fiable n’existe sur la détection du T10 par ces dispositifs. Par prudence, évitez de prendre le volant après consommation. Les effets psychoactifs, même modérés, altèrent la vigilance.
Le T10 va-t-il être interdit comme le HHC ?
C’est possible. L’ANSM surveille les nouvelles substances et peut les classer par décision administrative. Le HHC a mis environ 18 mois entre son apparition massive sur le marché et son interdiction. Le T10 suit peut-être le même chemin.
Quelle différence entre fleurs et résines T10 ?
Les résines sont généralement plus concentrées. Les fleurs offrent une expérience plus douce et progressive. Pour une première fois, les fleurs permettent un meilleur contrôle du dosage. Les résines conviennent aux utilisateurs expérimentés qui connaissent leur tolérance.
Quel dosage pour débuter ?
Commencez par une quantité minimale, équivalente à une ou deux bouffées en vaporisation. Attendez au moins 30 minutes avant de juger les effets. L’erreur classique consiste à redoser trop vite par impatience.
L’étude MILDECA 2024 sur le CBD rappelle que 10% des Français ont consommé du cannabidiol au moins une fois dans l’année. Le T10 s’inscrit dans cette tendance, mais avec un profil de risques moins documenté.
Avant votre première expérience T10
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J’ai déjà consommé du CBD et je connais mes réactions aux cannabinoïdes
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Je ne prends pas de médicaments potentiellement incompatibles
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J’ai prévu un cadre calme et sécurisant pour cette première fois
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Je commence par un micro-dosage et j’attends avant de redoser
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Je n’ai pas de trajet en voiture prévu dans les heures qui suivent
Ce qu’il faut retenir
Le T10 n’est ni un miracle ni une arnaque. C’est une molécule récente, légale aujourd’hui, qui répond à un besoin réel pour une partie des consommateurs orphelins du HHC. Les effets existent, mais ils demandent un temps d’adaptation et des attentes réalistes.
Si vous ne devez retenir qu’une chose : le statut légal actuel ne garantit rien pour demain. Achetez en connaissance de cause, dosez prudemment, et gardez un œil sur l’actualité réglementaire. L’ANSM a prouvé qu’elle pouvait agir vite.
Limites de cet article : Le statut légal du T10 peut évoluer selon les décisions de l’ANSM. Les effets décrits proviennent de retours utilisateurs, pas d’études cliniques. Chaque personne réagit différemment aux cannabinoïdes selon sa physiologie. Ces informations ne remplacent pas un avis médical pour les personnes sous traitement.